Liste des commentaires
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Des palmiers dans la neige
Martine C le Lundi 24-11-2025
Ce roman est une grande fresque romanesque et historique, basée sur une double temporalité, qui explore l’histoire coloniale espagnole en Guinée équatoriale. C’est un récit riche mélangeant l’aventure, la romance et une profonde réflexion sur l’héritage colonial et la force de l’amour face aux barrières sociales.
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Constance
Martine C le Lundi 27-10-2025
Ce roman explore l’amertume de la trahison et le poids du mensonge du passé. Deux sœurs doivent apprendre à se pardonner et à retrouver les liens de leur enfance.
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Parfums
Danièle M le Lundi 27-10-2025
Étrange livre soigneusement découpé en 63 chapitres de 2 à 3 pages, exhalant chacun une odeur différente, car la thématique est bien les parfums.
Philippe Claudel n’a pas la primauté pour les évoquer, d’autres écrivains célèbres ont marqué leur sensibilité au sens de l’odorat : Colette, Giono, Hugo, Baudelaire, l’horrible J-B. Grenouille de Süskind qui rêvait de dominer le monde grâce à son seul odorat et, bien sûr, la mythique madeleine de Proust. D’autres encore, étrangers ou français, Cendrars, Baricco etc. ont écrit, inspirés par leurs sens développés, l’ouïe, le goût, le toucher ou la vue souvent, faisant appel à leurs souvenirs pour séduire le lecteur et le plonger lui aussi dans un passé plus ou moins proche par une sorte d’écho émotionnel et affectif.
Mais Claudel a évité ici toute fiction romancée pour écrire une sorte d’abécédaire personnel des fragrances de -a- à -v-, non sans poésie et émotion, toujours dans une langue économe, structurée, délaissant plutôt le -je- narrateur pour le -on- comme dans une implication universelle, un peu comme un dictionnaire mais surtout pas pour les Nuls !
Il passe en revue des lieux : coiffeur, gymnase, torréfaction, des personnes : amoureuses, salle de classe, des objets : alambic, cigare, savon.
Ainsi, au-delà du nez, le cerveau ou le cœur de chacun voit subrepticement se former une image plus ou moins agréable ou enfouie et, par un effet magique puisque inexplicable (on ne connait pas l’auteur), on revisite sa propre vie.
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La Couleur des mots
Martine C le Mercredi 14-01-2026
Ce roman n’est pas un roman classique, mais plutôt un voyage intime et esthétique. Dans cet ouvrage, l’auteur délaisse un instant la plume purement narrative pour explorer son autre passion : la peinture. Le thème central du livre est le dialogue entre l’écriture et l’image. Si l’écriture est souvent perçue par l’auteur comme une souffrance ou une discipline exigeante liée à la douleur du monde, la peinture est pour lui un espace de liberté totale et de joie. Il explique que là où les mots s’arrêtent, la couleur prend le relais pour exprimer l’indicible. C’est un livre sur la solitude de l’artiste et sur le besoin vital de créer pour conjurer la mélancolie. La couleur des mots est un témoignage lumineux sur la créativité.
Danièle M le Samedi 13-12-2025
Couverture haute en couleurs, formatage particulier du texte ponctué de phrases illustrées, de frises, d’arabesques et de reproductions de tableaux personnels légendés. Tahar nous surprend en nous invitant à le suivre agréablement dans un livre intime et révélateur d’autres talents que l’écriture pour laquelle le lecteur le suit depuis des années.
Son enfance modeste à Fès, entre un père vendeur d’épices et une mère fusionnelle, une santé délicate, l’adolescence. L’histoire, aussi, sous protectorat français, 19 mois de camp disciplinaire, les années de plomb contre Hassan II, les manifestations 1971 et la fuite vers Paris.
Une foultitude d’images réapparaît dans son esprit et son cœur, imprégnées de couleurs, dominées par le bleu avec Tanger et cet horizon inoubliable, où la calligraphie apparaît en substrat. Le gris de Paris sera l’occasion de publier ses premiers poèmes et surtout d’assouvir sa passion pour le cinéma : Kurosawa, Godard, Resnais, Hitchcock, Visconti et la découverte de musées.
Son œuvre se transforme alors en une course effrénée où s’entremêlent librement littérature, avec Genet, Artaud, Rimbaud, par exemple, musique jazz avec Billie Holiday, sculpture avec Giacometti, peinture avec Van Gogh, Pignon-Ernest, Caravage, pour nous conduire à sa propre peinture tue jusqu’à présent.
Il ose enfin se libérer. « Je cherche à atteindre cette lumière dont nous avons besoin pour vivre et ne pas désespérer » p. 175 ou encore « L’Art n’a pas besoin d’être expliqué » p.158, comme dans un profil d’humilité ou pour se justifier d’un talent que le commun des lecteurs ignore.
Et ce lecteur est alors pris dans un tourbillon culturel frénétique et chaotique, dans un voyage imposé entre ses origines, Paris, Matera, NY, Dubaï, en quête d’un maximum d’explorations.
Assouvir son immense curiosité, ne rien manquer.
Avec cette étrange sensation que le temps fuit et ne sera pas suffisant pour tout découvrir, qui peut même évoquer en transparence un récit quasi testamentaire.
« J’aspire à la paix intérieure » p.179 en est peut-être l’expression laconique.
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Samsara
Danièle M le Lundi 26-01-2026
Patrick Deville poursuit, avec ce roman "sans fiction", sa vocation d’écrivain-voyageur par le truchement de personnages exceptionnels tels Rivera, Yersin, Trotski ou des ethnies persécutées tels les Indiens par ex.
Ici le lecteur balaiera la planète d’Ouest en Est avec deux personnalités universellement connues (la 1° plus que l’autre !) pour leur implication, leur idéologie et leurs actes propres souvent aux antipodes : Mohandas Gandhi, le sage drapé dans son drap blanc et Pandurang Khankhoje, combattant révolutionnaire. Un objectif les relie : faire de l’Inde, ce territoire immense et sous emprise, un pays autonome et libre, affranchi de la tutelle anglaise.
Dans le même esprit de décolonisation, l’un usera de la non-violence, l’autre du combat révolutionnaire. L’un demeurera jusqu’à sa mort le pacifiste inflexible, le second, devant l’échec et banni, se convertira à la recherche en agronomie au Mexique.
Les allusions historiques et culturelles évoquent la Perse, le Japon, la Californie, les sikhs, Tolstoi, Frida Khalo, etc., de la Première Guerre mondiale jusqu’au Covid et la recherche médicale élargie à la peste et au choléra.
Le fond comme la forme flirtent avec la démesure. Ils sont exigeants par la prolixité des noms propres, la richesse des situations géographiques, historiques, d’une Inde prise dans des turbulences souvent ignorées, la culture à 360° instillée au fil des pages requérant du lecteur une attention et un savoir loin de toute modestie.
Le lecteur assidu de Deville ne sera pas désarçonné. Le lecteur en quête d’une histoire romanesque, voyageuse et de rêves, refermera très rapidement le roman !
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La Femme qui ne vieillissait pas
Danièle M le Lundi 03-11-2025
Histoire doublement inattendue. D’une part parce que Delacourt n’a pas habitué le lecteur à cette situation particulière d’une femme qui scrute sa vie, d’autre part parce que le -je- narrateur est bien Martine, alias Betty. La famille, sa propre famille principalement, est un thème rituellement évoqué et pour des raisons douloureuses. Ici le point de vue surprend d’autant plus que la famille Delattre semble, au-delà des circonstances qui la caractérisent, respirer la sérénité, la confiance, le bonheur en somme.
Mais Delacourt prend le contre-pied du cours de la vie : son héroïne ne vieillit pas. Rien en commun avec « La voyageuse de nuit » de Laure Adler !
Nous savons tous que l’âge qui passe ne marque pas l’homme et la femme de façon équitable et qu’avec la doctrine exacerbée actuelle du jeunisme, celle-ci n’est plus regardée, n’est plus acceptée dans certaines professions, certains rôles. (« Vieillir c’est voir se réduire notre place sur la terre, se rabougrir nos ombres » p. 120) Les chercheurs en cosmétologie et les chirurgiens plastiques s’en délectent d’ailleurs !
Comment ce passage des ans se vérifie-t-il ? Un ami photographe, Fabrice la prend au rythme de 33 photos toujours dans la même attitude, jusqu’à ses 63 ans et alors que sa meilleure amie Odette doit recourir à des artifices, le temps semble ignorer Betty.
Pourquoi ? Peut-être parce que le souvenir idéalisée d’une mère très belle, décédée alors qu’elle avait 13 ans, sublime toute son existence, ou simplement parce que la vie avec André son époux ébéniste-designer, son fils Sébastien, son emploi à la Redoute, la satisfait.
Le récit serait presque un long fleuve tranquille, si un grain de sable ne s’immisçait pas, mais l’on pose ce livre apaisé face à des évidences, à une philosophie de vie simple, admise, sans animosité. Et avec l’idée que cette recherche à tout prix d’une apparence parfaite est parfois aussi contreproductive. C’est là peut-être une clé du bonheur, du moins pour Betty.
L’être ou le paraître, that’s the eternal question !
Le lecteur avide de sensations fortes, d’ambitions jamais satisfaites, de polémiques ombrageuses doit impérativement choisir un autre livre !
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La Fille aux dahlias
Martine C le Mercredi 12-11-2025
"La fille aux dahlias" est le premier tome de la série "Le parfum des fleurs sauvages", c’est une saga familiale captivante mêlant secrets de familles et quête d’identité. Pour son mélange de mystères, de voyages et de puissants personnages féminins, ce livre est comparé à la série "Les sept sœurs" de Lucinda Riley. C’est avec impatience et beaucoup de joie que j’attends la traduction en français des quatre autres tomes de la saga de Tessa Collins, pour les amateurs la sortie du tome II en français est annoncée pour février 2026, j’ai hâte !!!!!!
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Aimer
Danièle M le Mardi 11-11-2025
La trame est presque totalement brossée dans le résumé précédent. Dommage !
Dès les premiers chapitres, le lecteur pressent que la séparation, dès l'enfance, pour des motifs familiaux, de Margaux (9 ans) et Alexis ne sera qu'éphémère, même si, quatre décennies après et le milieu d'une vie pour les deux protagonistes sont égrainés dans le moindre détail.
Et c’est peut-être cette anatomisation de leur vie d’adulte avec leurs péripéties amoureuses, sexuelles, les études, leur profession, leur entourage, la famille, qui scrutée de façon quasi scientifique, particulièrement pour le parcours d’études brillantissimes d’Alexis et son emploi high-tech aux États-Unis, pèse sur la fluidité du récit.
La partition des rôles est plutôt manichéenne, fataliste aussi, donc prévisible dès leur rencontre fortuite, sans véritable espoir que la roue de la vie puisse dévier allègrement.
Le bonheur est improbable pour chacun d’eux, malgré le mariage, les enfants, la place dans la société. À croire que le destin tracé par les Parques est irrémédiable, alors même que ces deux êtres étaient imparablement complémentaires.
L’écriture contribue aussi à ce texte très inégal. Tantôt sobre, précise, ciblée, tantôt alambiquée, s’éloignant de la littérature pour se perdre dans le scientifique sur plusieurs pages (184,5,6) ou dans le superflu contemporain (p. 231,2 ; 313,4).
L’atmosphère générale est froide, dépourvue de sentiments heureux exprimés. Margaux et surtout Alexis, s’y autorisent-ils ?
Le lecteur espère encore que le hasard de leurs retrouvailles effacera la grisaille et le conventionnel de leur existence, mais soit le temps a mal fait son œuvre, soit eux-mêmes lassés, usés, atteignent 2025 apaisés certes, mais démunis devant le temps qui fuit.
Et malgré cette affirmation de Margaux : » Ça ne finit pas. Ça commence » p. 375 ou bien encore « Aimer est le plus beau paradoxe » p. 376, l’auteur, dans une fin ouverte et ambiguë, les glisse à nouveau dans les eaux du Léman…
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Nourrices
Martine C le Dimanche 11-01-2026
L’histoire se déroule certainement au XIXème siècle, au cœur d’un village où l’économie repose sur une ressource unique et biologique : le lait maternel, des femmes de la campagne vendant leur corps pour nourrir les enfants des riches familles citadines. Le roman lève le voile sur une "industrie" historique méconnue : le commerce du lait. L’auteur explore la condition féminine sous un angle charnel et brutal. Elle montre comment le corps des femmes à été exploité, transformé en marchandise, tout en soulignant la force de la sororité qui lie ces nourrices entre elles. Bien que le roman garde une atmosphère intemporelle de conte, il s’inscrit dans la réalité de la loi Roussel de 1874 dont le but est de lutter contre une mortalité infantile effrayante.
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Les heures ardentes
Martine C le Mardi 09-12-2025
Ce roman se déroule en 1943, les allemands ont envahi la zone sud et les combats pour la libération s’intensifient. La résistance a de plus en plus besoin de volontaires. Les deux amies Pauline et Nathalie vont affronter et traverser cette période de grande tourmente de fin de la guerre et de reconstruction.
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