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couverture de : Mettre au monde
Danièle M le Mardi 21-10-2025
Récit du destin croisé de deux femmes, aux vécus différents. L’une, chercheuse universitaire absorbée par la préparation d’un symposium national très officiel, représenté par la Ministre de la condition féminine en personne, sur la condition éponyme au travers de la Loi Veil et en rappel de la lutte de Gisèle Halimi et de centaines de femmes derrière elle. Marguerite, quarantenaire, s’affiche comme une femme libre, libre dans ses convictions comme dans ses agissements, ses multiples compagnons, sa sexualité décomplexée et goulue. L’autre, Jill, mère de famille célibataire de 2 garçons, Daniel et César, sage-femme à la Courneuve depuis plus de 15 ans, passionnée par sa profession, attentive à chaque parturiente, et à chaque naissance. Responsable et empathique jusqu’à vouloir adopter chaque bébé ! « Confisquée » à ses propres garçons par le temps hospitalier, elle en délègue la garde à sa mère Jeanne, ex-infirmière. Et la vie s’écoule ainsi normalement, de façon routinière, épuisante parfois mais heureuse jusqu’au malaise et l’hospitalisation définitive de sa mère. Si les femmes apparaissent incontestablement sur le devant de la scène, les hommes n’en sont pas absents : Sam, Jérémy, Karim (à l’incarnation différente) et d’autres anonymes, mais Cloé Korman ne leur accorde qu’un rôle insouciant, évanescent, de rencontre, de passage, de pur plaisir non sans laisser de traces d’ailleurs pour nos 3 héroïnes. Et le hasard d’une grossesse irréfléchie et naïve pour Jill, sa totale impréparation, la saturation des maternités toujours moins nombreuses et l’accueil chez les Vérones, « au pays du premier jour » où officie Marguerite, offriront au lecteur la rencontre de ces deux profils avec leurs différences et leur sororité. Ce roman est un hymne à la libération féminine tant sur le plan de la verbalisation que de la revendication comme plaisir charnel de l’acte sexuel par la femme face à la légèreté masculine. Et à raison pour que nos sociétés éminemment patriarcales n’oublient pas, ou au risque de longueurs, l’écriture de ces pages propulse Cloé Korman comme une militante résolue de ce combat.
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couverture de : Transylvania
Danièle M le Dimanche 26-10-2025
Le titre du dernier thriller de Beuglet invite immédiatement le lecteur dans l’aventure sombre et inquiétante des Balkans, vers l’énigmatique château de Bran, celui du Prince Dracula. L’accroche est quasi assurée. L’inspectrice Mina Dragan, plus hardie et obstinée qu’expérimentée, car simple agent, se proposera pour l’élucidation du meurtre de l’unique hôte de cette auberge fantomatique. Aucun détail d’atmosphère touchant à nos sens ne manque : le ciel plombé, la neige et son silence, le brouillard, la présence de loups, l’ombre du personnage légendaire et de vampires, les portes qui grincent, les pièces innombrables, la propriétaire mystérieuse, et cette victime tatouée qui interroge. Puis l’histoire va dévier avec la présence et les commentaires d’un ancêtre des frères Grimm, Alphonse, qui essaiera de nous livrer les secrets des Contes éponymes, le pourquoi et les conséquences de nos peurs. Pour clore en dernière partie avec une problématique souvent soulevée actuellement : l’importance des livres, de la lecture, qui invitent à créer, à imaginer, à fantasmer face à la technologie et aux outils toujours plus sophistiqués tels portables, tablettes, écrans avec lesquels l’humain devient davantage spectateur qu’acteur actif, même si sa curiosité est rapidement satisfaite. Jusqu’à l’IA, redoutable pour la créativité et la véracité de l’information, la facilité d’accès, etc. Opposer le conte écrit ou lu et l’IA « reçue » semble malgré tout un raccourci facile, sachant que l’IA ouvrira certainement des horizons en médecine par exemple et qu’à chaque évolution de technologie : automobile, avion, téléphone, écrans etc., la crainte a dû être identique. Mais ne s’éloigne-t-on pas alors de l’argument central qui fait un polar ? Le lecteur qui attend avec impatience une suite logique, haletante, imprévisible ne se sent-il pas floué ? Car rien n’empêche Beuglet de rédiger un essai sur la crainte inspirée par l’IA, la baisse du QI des humains, le copier-coller aisé, la nature dénaturée ou autre. A trop écrire aussi, la respiration s’essouffle et le prétexte, même axé sur la conscience collective et l’exploration du subconscient individuel, ne suffisent plus à entraîner l’amateur ou plus encore le passionné de polars !
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couverture de : Tant mieux
Martine C le Mardi 20-01-2026
Le mantra "tant mieux” est une arme de guerre psychologique, pas une simple formule de politesse. Ce roman fait du bien, c’est une ode à l’optimisme, un manuel de survie spirituelle.
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couverture de : Des enfants uniques
Martine C le Samedi 24-01-2026
Dans ce roman l’auteur explore les frontières de l’amour et de la norme. Les thèmes majeurs sont l’infantilisation, le désir de normalité et le handicap face au monde. Bien qu’adultes, Hector et Luz, deux handicapés adultes et amoureux, sont traités par la société et les institutions comme des éternels enfants que l’on doit protéger d’eux-mêmes. Ils combattent pour accéder aux banalités de la vie : travailler, choisir des meubles, s’aimer sans témoin. Ce livre décrit avec une très grande pudeur la violence du regard des "valides" et la difficulté pour ces deux êtres de trouver une place dans "notre" monde. C’est un roman sur la conquête de l’autonomie et sur la puissance d’un amour qui refuse de se laisser enfermer par le handicap ou par les murs d’un foyer. L’auteur rend à Hector et Luz leur humanité profonde.
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couverture de : Revenir à Marimbault
Danièle M le Vendredi 17-10-2025
Le décor est planté, l'intrigue tracée. Les personnages ? Une famille, les Dutilheul, plutôt conventionnelle, voici plus de 30 ans. Henri et Jeanne, mariés pour une vie, parents de trois enfants : Michel, Jean-Noël, Cécile. Bien implantés par leur profession de commerçants dans le village de Bazas, près de Langon en Gironde. Famille honorable, respectable aux yeux de tous mais rigoriste quant à l'éducation, avec des variantes selon les enfants. Jean-Noël, le protagoniste, en est le témoin infortuné. Il raconte ou suggère. Sa vie actuelle semble le conforter : architecte urbaniste à Paris, il a épousé David Burton, momentanément au Japon. Il revoit son ancien enseignant André dans une émotion partagée à la fois dans l'admiration du maître mais aussi parce qu'André a percé immédiatement le malaise de son élève jadis. Michel, le frère « effacé », lui téléphone pour annoncer la fin imminente du père. Là, le film de l’enfance, de l’adolescence, les images d’un père et plus encore d’une mère, rigides jusqu’à l’intolérance inhumaine, un amour inique pour la fratrie, refait tristement surface dans l’esprit et le cœur de Jean-Noël, ponctué par une phrase implacable : « Toi maintenant, tu prends tes affaires et tu fous le camp ». Jusqu’à le persuader qu’il est le responsable de son départ ou, mieux, de l’abandon coupable de sa famille. Tout l’art de Stéphanie Chaillou est dans l’allusion, l’insinuation au fil de courts chapitres et d’une sobriété de mots ou -rien- rivalise avec -la chose-, qui laisse au lecteur sa propre interprétation, son propre ressenti. La nature est accablée par la canicule, les objets et les intérieurs : hôtels, maisons sont comme les personnages quasi-statufiés, seule « la bête » anime les nuits. Au lecteur aussi de l’élucider. L’atmosphère est lourde de sens, taciturne, sans illusion. Elle résulte du dogmatisme d’une famille qui se veut exemplaire et des non-dits mortifiants qui l’ont peuplée.
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couverture de : La boîte de Pandore
Martine C le Vendredi 28-11-2025
La vie d’un professeur d’histoire prend un tournant inattendu lorsqu’il participe à un spectacle d’hypnose. Il comprend que les expériences et secrets de ses existences passées ont une influence directe sur sa vie présente et sur la mémoire collective. Il se pose la question fondamentale : peut-il, par ses régressions, modifier le cours de l’histoire ?
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couverture de : Les orchidées rouges de Shanghai
Martine C le Samedi 27-09-2025
Roman historique inspiré d’une histoire vraie. Ce livre est un hommage poignant aux femmes oubliées de l’histoire, dont le destin a été brisé par la guerre. En 1937, au moment où le Japon impérialiste étend son emprise sur l’Asie, en Corée une jeune fille de quatorze ans prénommée Sangmi est enlevée par des soldats japonais sur le chemin de l’école. Elle est forcée, tout comme de nombreuses autres jeunes filles, à devenir une femme de réconfort ; nous la suivons en Mandchourie puis à Shanghai dans des maisons closes militaires pour servir les soldats japonais. La jeune fille, face à cette destinée effroyable, puise sa force dans un courage extraordinaire et l’espoir de retrouver son père biologique, un français qu’elle n’a jamais connu. Le roman retrace son parcours de survie de Séoul à Shanghai et son combat pour l’amour, la passion et la loyauté malgré l’horreur. C’est un récit bouleversant sur la résilience et la dignité humaine.
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couverture de : Le chant du héron au crépuscule
Martine C le Vendredi 12-09-2025
Roman somptueux et poétique qui entremêle l’histoire, l’art et les sentiments profonds, tout en posant la question de savoir si la beauté peut survivre à la barbarie.
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couverture de : La promesse de Solveig
Martine C le Vendredi 19-09-2025
Troisième tome de la saga : nous faisons connaissance avec Solveig qui incarne la troisième génération de femmes de cette famille et qui est confrontée à un héritage familial complexe, ainsi qu’à de lourds secrets. Elle découvrira des vérités cachées et des décisions qui ont marqué les générations précédentes. C'est une conclusion émouvante à la saga, Solveig fait face à son propre destin tout en honorant les promesses et les choix de ses aïeules. Corina Bomann a une plume fluide et addictive, les intrigues sont riches en émotions et rebondissements. Elle a la capacité à mélanger histoire, émotions fortes et secrets de famille.
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couverture de : Le secret de Mathilda
Martine C le Jeudi 18-09-2025
Le second tome de la saga se déroule de 1931 à 1945 et met en scène un nouveau personnage principal, Mathilda, que sa tutrice Agneta emmène vivre au domaine de Löwenhof. Nous y suivons la quête de vérité de Mathilda qui se heurte aux drames et bouleversements de son époque.
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