Liste des commentaires
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Les évaporés
Danièle M le Samedi 01-02-2025
Étrange livre qui fait voyager sur deux mois environ vers le Japon. Un Japon à la fois traditionnel et totalement actuel où les situations, les événements, les comportements humains ont peu en commun avec notre civilisation occidentale. Richard B., l'un des personnages, détective privé qui laissera momentanément San Francisco en compagnie de Yukiko à la recherche du père de cette dernière, le mesurera à chacun de ses déplacements.
Yukiko revient en effet sur sa terre natale pour y retrouver son père, qui a quitté au petit matin le domicile conjugal, en laissant ce mot sibyllin : " Je ne mettrai plus les chaussons". Kazechiro décide en effet après avoir été licencié de la Société qu'il a honoré dans sa fonction de salaryman, pendant des années, de partir droit devant, de nuit, sans laisser la moindre trace. Cette fuite ou yonige est une attitude licite, commune et sans enquête systématique et officielle par les autorités. Cela fait du fugueur, un, parmi les centaines de Johatsu, que l'on ne retrouve jamais.La famille se sent déshonorée et la Police ne fait pas de recherche.
Changement de vie dans un Japon touché par la récession, le chômage, l'altération des valeurs, les dangereux Yakusas, un gouvernement incertain, corrompu et la terrible catastrophe de Fukushima.
Dans son périple hasardeux Kaze, côtoiera la misère de San'ya à Tokio, les petits métiers "patron d'une Yonige-na-, c'est un comble, les malheureux qui on résisté à l'explosion nucléaire employés sur le site pour nettoyer, les réfugiés de Sendai et toujours accompagné d'un jeune garçon Akainu, venu du Nord, séparé de sa famille dans l'explosion, qu'il sauvera des dangers d'une vie errante.
L'auteur avec une connaissance affûtée du pays du Soleil Levant, transporte le lecteur à la fois sur le fond, dans des précisions circonstancielles historiques, morales, philosophiques etc. et le fond avec un vocabulaire idoine.
L'auteur n'hésite pas à en ternir l'image idyllique souvent proposée, en insistant sur toutes ses facettes sombres et mystérieuses.
La choralité du récit et l'arrêt fréquent sur la quête de Richard B. qui a les yeux de Chimène, et bien plus, pour Yukiko ou prétexte à mettre en parallèle Californie et Japon, ne sont-ils pas utilisés pour contrebalancer cette caricature ?
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Au revoir là-haut (prix Goncourt 2013 )
le Mercredi 27-04-2016
ouvrage remarquable : émouvant, cruel, drôle. Grande finesse dans la description de chaque personnage du plus veule au plus sévère. Roman à recommander !
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Confidences à Allah
Danièle M le Lundi 08-01-2024
Témoignage à l'état brut d'une jeune bergère, Jbara, née dans une famille nombreuse à Tafafilt, petit village marocain qu'elle définit ainsi :"Tafafilt, c'est la mort"...."le trou du cul du monde". (p.1) Le ton est donné.
De fait tout y est mort, misère profonde animale et religion.Très rapidement, parce que trop lucide et rebelle dans l'âme, elle cherchera à combattre cette soumission foncièrement ancrée dans les traditions d'un pays où tout est haram.
Dès ces 16 ans et suite à un effroyable événement, résultat d'abus subis depuis des mois, elle sera chassée du giron paternel et commencera alors une longue émancipation au prix de son corps.
Libertine, certes, mais par nécessité de survie. Tour à tour, intrépide, résignée, effrontée, servile autant que séductrice, vénale aussi car la survie ou le mieux vivre l'exige, Jbara, qui changera d'identité au fil de ses rencontres masculines et des situations, nous conte par le menu, sans ménagement ni dans le film des ses rapports sexuels, ni dans les mots pour les décrire, pas plus que dans le dégoût ou le plaisir parfois, éprouvé, quelques années de sa vie jusqu'à son mariage apaisant avec un imam anonyme, sexagénaire, polygame.
146 pages triviales, spontanées, nauséabondes souvent, toujours pétries de religion ou plutôt d'une religiosité teintée de superstition. Jbara y invoque en effet, presque à chaque ligne, son Dieu, soit nommément, soit en utilisant des majuscules lorsqu'elle s'adresse à Lui, lors de circonstances des plus ordinaires aux plus scabreuses et sur un ton de défi, de critique forte, de dérision, d'insolence et...d'amour!
Texte coup de poing rare!
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Un livre
le Jeudi 14-05-2020
Voici un des mes livres préférés, Hervé Tullet, un des meilleurs illustrateurs jeunesse, aux idées simples mais auxquelles personne n'avait pensé et qui à chaque fois joue sur l'interactivité avec les enfants. Celui ci a un concept génial qui permet un interaction incroyable avec le lecteur.
L'enfant joue avec les illustrations, à base de ronds de couleurs, à partir du texte qui est composé de consignes : frotte le rond bleu, mets le livre en arrière, Quand on tourne la page, c'est magique, l'illustration a changé et le texte laisse à penser que c'est grâce à l'action réalisée précédemment....bref un livre aussi forte qu'une tablette ou une application numérique, génial,
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Le confident
Danièle M le Dimanche 21-07-2024
Avec un florilège de personnages : Annie, Louis, leur famille respective, Nicolas, Henri, Mme M., Louise, des souvenirs qui affluent, des histoires d'amour contrariées, des situations plus qu'indélicates, la mystérieuse correspondance suivie reçue par Camille, qui croit d'abord à un écrivain en recherche d'éditeur, chaque protagoniste ou presque ouvrant un chapitre, voilà de quoi égarer parfois le lecteur.
La seconde Guerre mondiale, l'Occupation servent de décor historique à tous ces pans de vie abordés, sans pour autant offrir un cadre pertinent puisque chacun est raconté de l'intérieur, sans la moindre lumière d'espoir ou d'amour faisant de l'humanité d'H. Grémillon des êtres plutôt velléitaires et peu enclins au bonheur. La correspondance anonymée joue le mystère en multipliant les secrets de famille, sans pour autant en faire un roman épistolaire. il s'agit plutôt d'une saga empreinte de fatalisme avec, entre autres, un moment central à l'image de "La servante écarlate" de M. Atwood, qui frappera définitivement Annie dans sa chair et son âme, révélant toutes les noirceurs de l'âme humaine inspirées par le pouvoir et la manipulation.
Récit sombre et complexifié par l'enchevêtrement des protagonistes et leur approche psychologique. L'écriture se calque sur la personnalité de chacun.
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Disparues
le Lundi 21-09-2020
Un thriller plein de rebondissements , de suspens , de surprises . Dès les premières pages il nous tiens en haleine , on a du mal à le poser . Et un final digne des grand maîtres , époustouflant ! ! !
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Le passager
Danièle M le Mardi 23-12-2025
Plus de 700 pages, « à la Grangé », alternant les chapitres entre l’inspectrice Anaïs, opiniâtre au passé certainement violent mais énigmatique, et le protagoniste Mathias Freire, psychiatre dans une unité hospitalière bordelaise difficile où épilepsie, schizophrénie, addictologie, paranoïa, TOC, animent son quotidien de praticien.
Le lecteur adhère immédiatement à la quête du soignant en lui accordant une attention et une confiance indéfectibles, persuadé de pénétrer les méandres complexes du cerveau humain, comme Grangé sait les sonder. Puis peu à peu le personnage de Mathias devient plus ombrageux, solitaire et le brouillard extérieur doublé de l’irruption d’un « cow boy » MISCHELL, produit un brouillard intériorisé qui déclenchera une série de recherche d’identités.
Et l’intrigue échevelée, multiforme, va tracer son chemin en déplaçant géographiquement, socialement, voire physiquement, le lecteur qui plongera dans des milieux totalement divers des SDF enkystés à Marseille, à d’autres zonards à Paris, un artiste fortuné sur la Côte d’Azur, etc.
En fait, le patient amnésique dont s’occupait Mathias en début de récit rejaillit en écho et même en boomerang sur Mathias lui-même qui, au fil des questionnements sur ses patients, va chercher à découvrir ses vies antérieures. Il n’aura de cesse jusqu’à la fin du livre et dans des conditions extrêmes, violentes, pouilleuses, toujours très construites, de connaître son propre passé. Ainsi véritable « poupée » russe, il remontera ses 4 ou 5 identités successives.
Peut-être qu’à trop vouloir laisser aller son imagination débridée, déstabilisante souvent, Grangé touche à l’improbable voire à l’inconcevable. D’autant que la p. 748 semble ouverte !
L’enchaînement reste haletant, féroce, alliant polar psychologique extrême et aventures humaines hors du commun.
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Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire
le Lundi 17-08-2015
jubilatoire délirant
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Le caveau de famille
le Vendredi 29-12-2023
Hilarant !!! Si vous avez aimé le premier, vous allez adorer !
C'est la suite du mec de la tombe d'à côté . On retrouve Désirée et Benny qui essayent d'avoir un enfant sans pour autant vivre ensemble. On a beau s'aimer passionnément la vie à deux n'est pas toujours simple, surtout quand on vient de deux monde totalement différent . Et ces deux là rien ne les avez préparé à un tel choc !
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La Tête en Friche
le Dimanche 23-08-2020
Une petite pépite . C'est bourré d'humour , c'est vivant , émouvant et touchant. On se laisse porter par cette hymne à l'amitié , à la littérature , aux mots tout simplement . Un couple improbable et pourtant...........
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