Liste des commentaires
couverture de : Le mec de la tombe d'à côté
le Vendredi 29-12-2023
Un petit livre pour rire sans prise de tête ! Deux âmes en peine se croisent régulièrement au cimetière chacun devant la tombe d'un être cher. Elle citadine, bibliothécaire, elle aime tout ce qui est chic, moderne, blanc, très épuré. Lui est paysan, il s'occupe de ses vaches, il vit à l'ancienne dans la ferme familiale, la déco et les meubles dates de la génération de ses grands-parents. Tout les opposent et pourtant ils sont attirés l'un par l'autre .
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couverture de : L'annonce
le Lundi 07-12-2020
C'est l'histoire d'un paysan qui vit avec ses oncles ( vieux garçons ) sa soeur (vielle fille ) et lui ne veut pas finir comme eux , il cherche l'âme soeur . Deux coeurs blessés meurtris qui se rencontrent . C'est émouvant ,touchant, mais c'est une écriture particulière sans dialogues .
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le Mercredi 25-03-2020
De la rencontre par « petite annonce » - avant Internet, c’est pas si loin - de deux solitudes, de deux taiseux qui s’apprivoisent Marie-Hélène Lafon fait un roman lumineux
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le Mardi 20-03-2018
Un récit tout en retenue, une écriture remarquable, une belle découverte. Les personnages malmenés par la vie se rencontrent, s'apprivoisent. Les blessures que la vie leur a infligées, leurs craintes et leurs espoirs sont évoqués avec beaucoup de pudeur et rend les personnages authentiques de sincérité. Un joli livre qui nous laisse un joli message d'espoir.
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couverture de : La porte des Enfers
Danièle M le Mercredi 02-10-2024
Une famille Matteo, chauffeur de taxi, Giuliana, l'épouse et Filippo, le fils. Naples et son centre historique fascinant et ténébreux. Ses différentes portes. La porte des Enfers. Le bar du quartier où s'échangent les potins et se nouent les intrigues. Le Bien, le Mal. La Vie, la Mort. Règlements de compte entre "cosche" rivales et la mort de Pippo. Des parents ravagés par un deuil impossible à faire et qui chacun, à leur façon pathétique vont essayer de lutter contre cette perte inestimable, chair de leur chair. Le récit alternera de 1980 à 2002 avec une "résurrection" inattendue et donc une vision déportée de ce drame. L'auteur excelle dans la description des sentiments, disséquant chaque comportement réactif de Matteo et l'impossible et désespérée exigence de Giuliana. Chaque pensée, chaque réaction passe sous le scalpel de l'écriture de Gaudé. Précise, directe, brute, violente. Les mythes d'Orphée, de Thésée, de Psyché ré-émergent dans cette longue réflexion sur l'inéluctabilité et l'injustice de la Mort, et par là le chagrin indélébile laissé en héritage aux survivants. L'art de Gaudé est de nous rapprocher de nous-mêmes dans le tragique de ces situations, de les transcender dans ces mythes séculaires et de nous interroger sur nos propres ressentis.
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couverture de : La maison du crocodile amoureux
le Jeudi 14-05-2020
Avec l'histoire de la girafe et du crocodile se pose la question de vivre ensemble, de s'adapter l'un à l'autre et de faire des différences une véritable richesse.
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couverture de : Le sang de la mariée
le Jeudi 21-05-2020
Excellent roman noir et même très noir ou plutôt rouge sang! Un psychopathe hors normes en quête d'une épouse idyllique sème les cadavres sur son chemin de vie. Au 36, le commissaire Elie Sagane, entre autres, le traquera sans répit tout en y laissant coéquipiers et amis. Le récit aborde les thèmes de l'amour, de la famille, de l'écriture de polars... Le suspense est entier jusqu'aux dernières pages, sans que le lecteur ne se doute de l'identité du serial killer. Si quelques premiers chapitres ne vous interpellent pas vraiment, vous ne lâcherez plus le livre jusqu'à la 345 ème page ! Avez-vous le cœur bien accroché toutefois ?
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couverture de : La Princesse des glaces
le Vendredi 20-09-2019
vraiment génial .
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couverture de : Le tour du monde en 80 arbres
Danièle M le Jeudi 20-05-2021
La Nature? Le mot est vague et chacun s'approprie la sienne. Si l'exceptionnel, le grandiose, l'insolite, le grandiose vous inspirent vous devez ouvrir ce Beau Livre de l'Irlandais Thomas Pakenham, photographe passionné d'arbres séculaires qu'il respecte tels des ancêtres héroïques. Son tour du monde se divise en 5 grands chapitres, chacun illustré par un ou plusieurs arbres majeurs des 5 continents. La photo sur une ou deux pages va vous percuter par la taille, la nodosité ou le port droit et fier, l'écorce douce ou rugueuse, les anfractuosités, le feuillage ridiculement petit voire inexistant, les couleurs. Une gravure excessivement ciselée et légendée par la Mythologie nordique, Shakespeare, Dante etc. introduit chaque vénérable par un commentaire à la première personne vous contant ses origines, parfois les voyages de la graine, une anecdote, une légende. Le thuya, l'eucalyptus,l'épicéa, le genévrier, le cèdre, le figuier que vous côtoyez ne vous apparaîtront plus que comme des bonzaïs comparés aux géants présentés. Quant aux baobab, totara, ginkgo, dragonnier et plus encore le séquoia avec son champion le Général Sherman, ne peuvent qu'imposer la déférence et l'humilité. L'arbre devient confident, symbole, sanctuaire, témoin d'une histoire séculaire de l'humanité. L'homme l'a épargné, l'arbre veille et l'instruit.
5

couverture de : Fuir      (  prix Médicis 2005  )
Danièle M le Samedi 30-07-2022
Trois étapes géographiques éloignées dans ce roman: Shangai/Pékin pour un voyage indéfini (pour le lecteur) du narrateur, une relation d'affaires Zhang (personnage énigmatique et inattendu), Li Qi , rencontre fortuite d'une jeune femme séduisante. Paris pour Marie Madeleine de Montalte , son aimée. Puis l'Ile d'Elbe pour les funérailles du père de celle-ci. D'où trois chapitres , sans véritables rebondissements, dont le seul lien est Marie. Le premier créant un suspense inabouti. Les deux autres s'enchaînant dans une précipitation peu plausible. L'écriture précise dans le rythme, la vivacité et les descriptions peut retenir le lecteur en quête jusqu'à la conclusion du pourquoi de cette fuite, qui finalement ne semble qu'un prétexte au voyage.
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couverture de : Geisha
Danièle M le Mercredi 19-03-2025
Véritable guide du statut de la geisha japonaise depuis la vente ciblée d'une fille, ou plus précisément deux dans ce livre, les soeurs Kinu et Sâto, par leurs parents dans un établissement voué à leur formation, soit l'okiya. Kinu la majeure raconte le parcours initiatique imposé depuis son plus jeune âge, jusqu'à celui, couperet pour la fonction officielle entre 30 et 40 ans, de ces enfants qui véritables charges pour les familles étaient cédées sous contrat financier devant être remboursé (Kinu finira de rembourser lors de ces 22 ans), à une mère adoptive. La formation se faisait normalement par l'école primaire puis par d'autres institutions, nombreuses dans les quartiers de maisons closes, lesquelles complétaient par l'enseignement de l'écriture, du calcul de la cuisine et des arts. Dès l'âge pubère, elles étaient, en parallèle de cette éducation, proposées à des hommes de passage, mais chaperonnées par un protecteur attitré. Elles présidaient aussi, en vertu de leur savoir relativement étendu et de leur expertise, à des cérémonies du thé, des fêtes officielles. De petite servante, Kinu narre par le menu tous les grades franchis, en passant par l'initiation sexuelle, l'apprentie geisha aux longues manches, la survenue en 1904, du conflit russo-japonais et les trains militaires dans ces quartiers de plaisir, les festivals à animer et les différents divertissements obéissant tous à une codification vestimentaire, gestuelle très précise. L'âge avançant, Kinu réussira à s'extraire de cette emprise. Elle achètera une petite maison où accueillir sans rancune une partie de sa famille. Un amour et un enfant lui seront niés par le destin contraire. Néanmoins la vie doit continuer et le manque financier et le conditionnement personnel la conduiront à ouvrir sa propre okiya, où primeront le chant et la danse, tout en abandonnant son métier de geisha. EN 1930, 125 okiya se partageaient le marché sur Higashi-Kuruwa! La société évoluait toutefois en multipliant les bars avec d'autres hôtesses, les bains publics et autres lieux. En 1958, la loi interdisait pourtant la prostitution, mais le monde s’accommode toujours de l'hypocrisie. Et Kinu fêtera ses 87 ans avec ses souvenirs de dépendance imposée par ses parents et le contexte économico-social et des rêves de maternité jamais consentis. Texte abrupt, lapidaire et d'autant plus difficile à admettre, que circonstancié et authentique.
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