Liste des commentaires
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La Maison sans souvenirs
Danièle M le Vendredi 18-10-2024
Donato Carrisi reprend dans ce thriller la thématique d'un récit précédent "La maison des souvenirs".
L’hypnothérapeute Pietro Gerber, consultant auprès d'enfants, se trouve confronter au petit Nikolin retrouvé abandonné dans la forêt. Poursuivis mystérieusement, ils auraient fui avec sa mère.
De la même façon, il travaille en corrélation avec la juge Baldi à la recherche du passé de cet enfant. Et là viennent se greffer, sa propre histoire : son enfance, le rapport au père, lui-même psychothérapeute, et énigmatique quant à sa pratique et à son cabinet des curiosités impénétrable.
Son couple qui a par ailleurs volé en éclats ne lui laisse pas de répit. Gerber, dans sa paranoïa, voit régulièrement surgir dans ses rêves sa fille et son ex-épouse Silvia.
Un affabulateur inquiétant vient également troubler sa pratique thérapeutique.
Et s'ensuivent de nombreux événements funestes voire terrifiants.
Le scénario parfaitement intéressant et riche dans l'étude du fonctionnement de la psyché humaine, qui semble passionner Carrisi, finit par s’avérer redondant et réduire le suspense attendu par le lecteur.
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Soleils de sang
le Jeudi 16-05-2024
Très très bon thriller, on se croirait chez Hitchcock !! Juliette se réveille seule sur une plage, sans savoir où elle se trouve. Elle ne sait pas comment elle est arrivée là ! Son dernier souvenir: elle fêtait l'anniversaire de sa mère avec son père, son frère et sa petite sœur. Ensuite c'est le trou noir. Elle ne se souvient de rien, mais elle a du sang sur les mains, à qui appartient le sang ? Pourquoi est-elle seule ? Où est passé le reste de la famille et que s'est-il passé ?
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Kaddour
Danièle M le Mercredi 22-05-2024
Rachida Brakhi, que l'on connaît davantage sur scène ou à travers ses rôles au cinéma, nous ouvre cinq jours du 15 au 20 août 2020, particulièrement marquants et émouvants, de sa vie personnelle.
Le décès d'un père adulé, respecté, admiré Kaddour, orphelin à 9 ans. Les souvenirs de son Algérie natale, la dureté du travail en France , son exploitation alors que l'Hexagone promettait des merveilles, les divers déménagements, la religion, la langue nouvelle qui ostracise, l'illettrisme de ses parents et le déracinement qui le poussera à construire une maison en Algérie, pour y retourner et y être enterré à Tipiza, près de Sidi Rached auquel elle doit son prénom.
L'auteure y évoque dans un bruit de youyous et d'effluves de cuisine, la fratrie majoritairement masculine et la famille proche, grouillant de tantes exubérantes!
Mais la perte d'un père, la fait aussi regarder en arrière : les appartements misérables et ghettoïsés, l'école, la soif inextinguible d'apprendre, d’engranger un maximum de mots comme des armes pour se défendre, les réflexions blessantes ou qui semblent mettre en doute et ironiser sur son savoir, son interprétation des textes. L'exil restant à jamais une blessure ouverte.
Elle y ajoute avec beaucoup de retenue son présent avec Eric, Selma et Émir, ses ports d'attache, eux aussi héritiers de ce récit partagé entre deux civilisations.
Rachida Brakhi devait certainement avoir en tête et dans son cœur la trace de ce récit autobiographique. Le décès de Kaddour en a été le révélateur. Il est à la fois un hommage à la figure paternelle si chère, mais aussi l'expression d'une souffrance, même atténuée, de tout humain en équilibre entre deux cultures, qui doit prouver par ses qualités, son obstination, son habileté et sa volonté ce que l'autochtone réussirait naturellement et plus encore si un entourage reconnu l'appuie.
L'exil forge à vie, les sensibilités et invite au combat. Ce livre en est une délicate illustration.
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Papi Mariole
le Vendredi 10-05-2024
On suit avec plaisir les péripéties de ce duo hors norme. Mathilde est blessée, bafouée, elle veut en finir avec la vie. Mariole est un ancien tueur à gage qui veut finir sa dernière mission , le problème c'est qu'il perd la mémoire, il ne se rappelle plus qui il doit tuer. Il s'enfuit et rencontre Mathilde, veut l'aider, mais de temps en temps il ne se rappelle plus où il est et encore moins qui elle est !
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L'héritage d'Estée
Martine C le Jeudi 24-07-2025
Très bel ouvrage qui nous plonge dans une exploration des mystères familiaux, des choix difficiles imposés par les conventions sociales de l’époque et de la façon dont les éléments du passé peuvent résonner et transformer les vies dans le présent.
Dans un cadre italien dépaysant histoire de la découverte de soi, de l’amour et de la résilience.
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Nous irons mieux demain
Martine C le Mercredi 11-02-2026
Roman mêlant habilement résilience, secrets de famille et une touche de nostalgie parisienne. Ce livre explore la frontière ténue entre l’altruisme et l’indiscrétion.
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La Langue des choses cachées
Danièle M le Jeudi 02-05-2024
Cours récit où tout est obscur : le lieu : le Fond du Puy; le temps : la nuit; les personnages anonymés, seulement en filigrane :le fils, la mère, un jeune enfant malade, l'homme aux épaules rouges, le prêtre etc. ; les événements : des hurlements; la mission du fils née d'un don et d'un passé.
Obscur ou plutôt noir. Où la force se confond avec la violence extrême, le ressentiment éternel, la haine jusqu'à la vengeance. Où l'innocence est meurtrie.
"C. Coulon y exploiterait des thèmes universels", précise le résumé? N'insiste-t-elle pas méthodiquement sur la noirceur, la perversité de l'humain jusqu'à la monstruosité, la malédiction qui s'abat sur certains?
"La force poétique de la nature" ou plutôt l'inexorabilité du sort?
Que cherche donc à provoquer chez le lecteur l'auteure avec l'écriture de ce roman? Du spleen à la désespérance jusqu'à la dépression sans la moindre ouverture d'espoir ? Est-ce son unique vision de l'existence?
Aucun lecteur ne peut en sortir indemne.
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Le dernier message
Danièle M le Mercredi 01-01-2025
Le résumé ci-dessus, ne nous conduit qu'à la superficie purement conventionnelle d'un thriller à la Beuglet entre information, désinformation, libre-arbitre, expériences scientifiques sur l'humain, certitudes et doutes, vie et mort.
L'animatrice principale dans ce livre, l'inspectrice écossaise Grâce Campbell, partagée entre preuves à faire après son éloignement du cercle policier et obstination à dénouer officieusement l'enquête, n'est qu'un élément somme toute habituel de tout thriller.
Géographiquement parlant : un Monastère, l'île de Îona, un décollage vers le Groenland, la base américaine de Thulé affichent eux aussi leur part de mystère et d'aventures. Toutefois si ce n'est pas anodin, l'insolite est ailleurs et particulièrement dans la seconde partie du récit et donc de l'enquête qui va ajouter une inspectrice de la C.I.A. Naïs, et des scientifiques hors du commun Anton Weisac et Neil Steinabert, aux patronymes "anagrammés".
En fait Beuglet manipule Mythologie au travers de vocables tels Olympe, Léthé, Hadès, le Moyen-Âge avec les moines, le présent avec les applications des divers réseaux sociaux et se tourne vers un futur totalement aléatoire dans le meilleur des cas, voire dystopique dans le pire, car en prise directe avec notre réalité.
À partir du chap. 28, le récit se veut totalement interactif et questionnant sur le plan idéologique, économique, culturel, cultuel, invitant chacun à se positionner quant à sa propre consommation addictive et à l'influence subie par les différents réseaux technologiques.
En effet, plusieurs articles et ouvrages d'anthropologues, biologistes, et autres chercheurs scientifiques convergent vers un tassement du QI (bien que cette notion soit relative) en Occident relativement à l'Asie.
Et là, à chacun des lecteurs de s'interroger sur sa fréquentation de ces interfaces, sa réflexion personnelle sur l'information à outrance, la "captologie", science de la persuasion et de la manipulation et la "gamisation" de notre cerveau pour s'offrir de la dopamine!
Simple mise en garde ou conviction personnelle de l'auteur ?
En conclusion, la citation d'un journaliste spécialiste des géants de la Silicon Valley est évocatrice :
"La morale de l'histoire, la voilà. Livrez vos enfants aux écrans, les fabricants d'écrans continueront à livrer leurs enfants aux livres".
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Les yeux de Mona
Danièle M le Jeudi 06-06-2024
Livre aux multiples facettes même si l'Art et l'art d'être grand-père, dominent.
L'élément déclenchant étant la perte soudaine de la vision chez Mona, petite fille de 10 ans, le désarroi profond des parents Camille, la maman et un papa aimant mais un peu bordeline Paul, la consultation médicale qui s'ensuit et l'idée d'un traitement par l'hypnothérapie chez le Docteur Van Orst. Le personnage central et presque subliminal demeurant Colette, la grand-mère décédée.
Un objet symbolique et efficient : le collier avec le cérithe goumier.
Cependant la thérapie imaginée par Henry, dit Dadé, le grand-père, sera tout autre : exercer l'observation, en la forçant à voir, le ressenti et l'interprétation en la confrontant chaque semaine et pendant 1 an, à des chefs-d’œuvre choisis du XV° au XXI° siècle au Louvre, D'Orsay... Les 52 chapitres, développés de façon uniforme sur la découverte d'une peinture ou d'une sculpture, en témoignent.
Ce livre est à l'Art, ce que Le monde de Sophie de J. Gaarder est à la philosophie.
La jaquette illustrée et le déroulement explicatif de chaque œuvre, permettent au lecteur de les aborder, sans bouger, dans son fauteuil, simplement en tournant les pages !
Récit initiatique certes, relationnel entre générations, philosophique et principalement récit pédagogique qui invite à l'exploration, la connaissance, la réflexion, le discernement par la beauté, le génie et l'Art.
Les mots formes, couleurs, ombre et lumière s'entremêlent accompagnant Mona mais aussi le lecteur non seulement vers un œil curieux et aguerri mais aussi tout simplement sur le chemin de la vie.
Balade culturelle plutôt que roman, ce livre est un excellent outil pour un cours d'histoire de l'art ou d'arts plastiques !
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Melody
Hélène L le Jeudi 25-04-2024
Roman qui se lit d'une traite tant on veut connaître le sort de Melody.
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