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couverture de : Le dernier message
Résumé : Voulez-vous vraiment connaître la vérité ? Le dernier message pourrait vous plonger dans des abysses d'angoisse et de folie... Après le succès du Cri, de Complot et de L'île du diable, plongez dans le nouveau roman de Nicolas Beuglet et découvrez l'inspectrice écossaise Grace Campbell, aux prises avec le pire de ce que la science peut promettre... Île d'Iona, à l'ouest de l'Écosse. Des plaines d'herbes brunes parsemées de roches noires. Et au bout du " Chemin des morts ", la silhouette grise du monastère. Un pensionnaire vient d'y être retrouvé assassiné, son corps étrangement mutilé. C'est l'inspectrice écossaise Grace Campbell qui est chargée de l'enquête. Après un an de mise à l'écart, elle joue sa carrière. De la victime, les moines ne connaissent que le nom, Anton. Tous savent, en revanche, qu'il possédait un cabinet de travail secret aménagé dans les murs. Que cherchait Anton ? Pourquoi l'avoir éliminé avec une telle sauvagerie ? Alors qu'elle tente encore de retrouver confiance en elle, Grace ignore que la résolution d'une des énigmes les plus vertigineuses de l'humanité repose tout entière sur ses épaules...
5
Le résumé ci-dessus, ne nous conduit qu'à la superficie purement conventionnelle d'un thriller à la Beuglet entre information, désinformation, libre-arbitre, expériences scientifiques sur l'humain, certitudes et doutes, vie et mort. L'animatrice principale dans ce livre, l'inspectrice écossaise Grâce Campbell, partagée entre preuves à faire après son éloignement du cercle policier et obstination à dénouer officieusement l'enquête, n'est qu'un élément somme toute habituel de tout thriller. Géographiquement parlant : un Monastère, l'île de Îona, un décollage vers le Groenland, la base américaine de Thulé affichent eux aussi leur part de mystère et d'aventures. Toutefois si ce n'est pas anodin, l'insolite est ailleurs et particulièrement dans la seconde partie du récit et donc de l'enquête qui va ajouter une inspectrice de la C.I.A. Naïs, et des scientifiques hors du commun Anton Weisac et Neil Steinabert, aux patronymes "anagrammés". En fait Beuglet manipule Mythologie au travers de vocables tels Olympe, Léthé, Hadès, le Moyen-Âge avec les moines, le présent avec les applications des divers réseaux sociaux et se tourne vers un futur totalement aléatoire dans le meilleur des cas, voire dystopique dans le pire, car en prise directe avec notre réalité. À partir du chap. 28, le récit se veut totalement interactif et questionnant sur le plan idéologique, économique, culturel, cultuel, invitant chacun à se positionner quant à sa propre consommation addictive et à l'influence subie par les différents réseaux technologiques. En effet, plusieurs articles et ouvrages d'anthropologues, biologistes, et autres chercheurs scientifiques convergent vers un tassement du QI (bien que cette notion soit relative) en Occident relativement à l'Asie. Et là, à chacun des lecteurs de s'interroger sur sa fréquentation de ces interfaces, sa réflexion personnelle sur l'information à outrance, la "captologie", science de la persuasion et de la manipulation et la "gamisation" de notre cerveau pour s'offrir de la dopamine! Simple mise en garde ou conviction personnelle de l'auteur ? En conclusion, la citation d'un journaliste spécialiste des géants de la Silicon Valley est évocatrice : "La morale de l'histoire, la voilà. Livrez vos enfants aux écrans, les fabricants d'écrans continueront à livrer leurs enfants aux livres".
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