Liste des commentaires
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Jamais tu ne me quitteras
Danièle M le Dimanche 09-03-2025
Thriller sur la base de la manipulation d'un pervers narcissique type, Andrew qui a épousé Linsey. Une fille naît de ce mariage : Sophie.
Et c'est l'évolution au fil du temps d'un amour toxique, doublé d'une jalousie chronique qui structure la trame de ces trois vies, jusqu'à la peur viscérale, l'esquive souvent impossible et la fuite pour ne pas mourir. Mais le destin pernicieux ne s'arrêtera pas à cette première expérience et la fin totalement inattendue et perturbante sur fond de vengeance, viendra confirmer que la fatalité est parfois irrémédiable.
Cette pathologie comportementale pour contrôler l'autre est enrichie tout au long du récit par une succession d'agressions physiques et verbales, la repentance insincère et systématique, une apparence différente avec autrui, l'humiliation, l'isolement total du "manipulé" qui continue à espérer jusqu'à l'évidence dangereuse.
Thriller essentiellement psychologique, imprévisible jusqu'aux dernières pages.
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Helena
Danièle M le Vendredi 11-10-2024
Lorsqu'on a lu d'autres œuvres de Fel, sa façon de poser plusieurs protagonistes, pas forcément en lien, et dont les destins vont pouvoir s'enchevêtrer ne surprend plus.
Étrangement chacun d'entre eux pourrait dérouler un cours de vie, si ce n'est médiocre, fade ou simplement ordinaire, mais non. Ils ont pourtant eu des moments d'amour, d'amitié, de tendresse et néanmoins chacun sombrera, à des degrés différents dans la jalousie, le sentiment d'injustice, le manque d'estime de soi, ou au contraire l'orgueil. Et ils finiront tous par se vautrer dans l'animosité, la vengeance et souvent s'exprimer dans la brutalité et la férocité acharnées, en se cherchant et en se retrouvant pour assouvir leur revanche.
Fel n'hésite jamais à la traduire en mots. Des termes crus, durs parfois à la limite de la bestialité.
Parmi la dizaine de personnages, un prénom interpelle jusqu'à la fin, celui du titre : Helena.
L'âme humaine pour Fel est rarement rayonnante, même dans le portrait d'une mère aimante pour ses enfants, comme Norma, qui n'hésitera pas à transgresser sa fibre maternelle noble, pour sauver l'inconcevable.
Lecteur fragile et morose s'abstenir !
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Pour que chantent les montagnes
Martine C le Mardi 22-07-2025
Cet ouvrage est une fresque familiale poignante qui traverse un siècle d’histoire vietnamienne
Ce livre explore les thèmes de la résilience face à l’adversité, le pouvoir de la mémoire et de la transmission intergénérationnelle, la force des liens familiaux et l’espoir de reconstruction et de réconciliation malgré les traumatismes.
Ce roman met en lumière la complexité de l’histoire du Vietnam à travers le regard de femmes fortes et courageuses nous invitant à la réflexion sur le pardon et la capacité à chérir chaque instant de la vie.
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Terrasses ou Notre long baiser si longtemps retardé
Danièle M le Lundi 16-09-2024
Tragique date dans les mémoires et les cœurs que ce 13 novembre 2015. Indélébile cette funeste série d'attentats à Paris.
-Terrasses-, puisque tel est le titre, pourrait évoquer un simple élément architectural, une bouffée d'air frais, un regard sur la ville.
Le texte commence par quelques courts paragraphes quasi anonymés de situations individuelles voire à deux ou trois du quotidien. Des jumelles qui se retrouvent après éloignement Paris/Barcelone, deux jeunes femmes qui s'aiment, une jeune mère qui claque la porte pour fuir la routine, des amis qu'un anniversaire réunira autour d'un verre et d'autres encore dont le seul dénominateur commun est de trinquer, métaphore de vivre, ... à une terrasse de café. Et le lecteur sait désormais qu'au-delà de l'enthousiasme de chacun qui les pousse à se réunir, le drame guette.
Un drame national après celui du 7 janvier 2015 où la majorité des français s'est identifiée à Charlie.
Laurent Gaudé en reprenant cette thématique, s'en éloigne par rapport aux textes antérieurs ou pièce de théâtre relatant ces épisodes funestes, en prenant de la hauteur parce qu'il n'est pas directement concerné. Il s'en rapproche pour la résilience . "Vivre. Comme on aime.... Pas terrassés."3 p. 131.
Cela lui permet de l'aborder sous toutes les facettes induites.
Sa parole est tour à tour celle des acteurs de cette adversité, "des chanceux ou des damnés" p.125, des amis, de la famille proche, des intervenants : la police, les pompiers, les enquêteurs par ex. mais aussi des gens de l'ombre qui devront nettoyer, restaurer, repeindre.
Il survole cet événement à jamais historique d'une écriture sobre, acérée, précise, des phrases verbales, utilisant l'anaphore souvent, des paragraphes entiers au négatif, la répétition du mot - Hasard -, et non fatalité, sans doute en référence à son étymologie arabe (az-zahr).
Et malgré l'écriture apaisée, la folie due à la soumission dogmatique, l'héroïsme confondu avec la peur, la bestialité humaine persistent faisant du Paradis promis des uns, l'Enfer éternel des survivants.
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Journal de L.
Danièle M le Mercredi 15-01-2025
Impossible d'aborder ce texte sans penser à celui de Nabokov publié dans les années 50, refusé aux États-Unis car scandaleux mais publié en France comme roman érotique, repris au cinéma par Kubrick et revisité dernièrement par Vanessa Springora, qui étonnamment n'y voit pas tout à fait la jeune victime d'un prédateur sexuel mais "sa petite sœur littéraire"!
Et voici qu'un écrivain actuel, au passé médiatique (journaliste, homme de TV, critique littéraire) et chaotique (dépendance aux drogues) exhume ce profil de la "nymphette" d'une douzaine d'années aux prises avec un certain Hum, ou Hummy qui sous le prétexte de se substituer au "beau-père" protecteur et aimant, puisque sa mère qui l'avait eu comme locataire et amant vient de décéder, va l'emmener dans une aventure à la Kérouac à travers les USA pendant 5 ans.
"Lolita" devient sous la plume de C. Tison, "Journal de L.", avec ce prénom comme antonomase de toutes ces jeunes adolescentes manipulées et accaparées par un pédocriminel.
Personnage de papier selon ses affirmations, il s'agirait de Dolores Haze, Dolores comme -douleur-, qui dès les premières lignes nous conte à la 1° personne et par le menu le mensonge de Hum, venu immédiatement la chercher au collège et leur escapade programmée à travers différents motels de villes américaines parfois imaginaires.
Le piège d'une sexualité exacerbée est désormais ouvert contre des "cadeaux" : restaurant, Coca-Cola, BD, musées, vêtements inappropriés jusqu'à une tarification de l'acte !
Sa vie ne lui appartiendra plus au-delà d'une fugue ratée, d'autres rencontres, plus logique avec Stan ou plus apaisée avec le prince-pianiste ou plus périlleuse avec Clare Quilty.
Chaque épisode, chaque paragraphe est entaché par la chosification d'un corps-objet qui ne peut se défendre, une obsession charnelle dégoulinante et inextinguible qui nie toute existence à une enfant qui ne se retrouve que dans la caresse de Mary sa poupée.
"Je sais que certains d'entre nous existent... et d'autres pas. Moi, je me demande si j'existe". p.46
Aucune transcendance, aucune sublimation, ni dans l'écriture crue, volontairement visuelle, ni dans le fond, impitoyable. "J'ai tellement honte maintenant. Honte de moi. Je voulais juste qu'on m'aime!" p.149
Quelle motivation, quelle justification, quelle nécessité, au pire quelle satisfaction pour un écrivain d'emprunter à nouveau, sans la moindre créativité personnelle (inspiré !), cette thématique amorale et avilissante ? Sans même s’appesantir sur les événements de pédophilie, de violences faites aux femmes quotidiennement en France.
Effet médiatique, retombées commerciales, plagiat jouissif ? Le lecteur a le droit de s'interroger.
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Le Veilleur du lac
le Samedi 24-08-2024
Très bon polar, vraiment bluffant ! Fanny s'enfuit avec son amie Maia, elles s'enfuient sans rien dire à personne. Mais le lendemain toute la famille de Fanny a disparu. La maison est étrangement vide, bien rangée, limite trop propre ! Mais où sont-ils donc tous passés ? Et Fanny dans tout ça que sait-elle de la disparition de ses parents et de ses deux petits frères ? Nicolas Leclerc traite d'un sujet sensible, la violence et le harcèlement en milieu scolaire. Et cette histoire nous montre les ravages que cela peut causer sur le mental des adolescents et à quel point cela peut détruire leur vie et celle des autres.
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Les heures sauvages
Martine C le Lundi 08-12-2025
Ce roman se déroule pendant la seconde guerre mondiale à Paris, à partir de septembre 1940. Il suit le destin des deux amies, Pauline et Nathalie, confrontées aux dures réalités de l’occupation alors que l’étau de la guerre se resserre sur Paris. Elles doivent faire preuve de courage et de détermination pour surmonter les obstacles et mener leurs combats personnels et trouver leur place dans un contexte de plus en plus hostile et dangereux.
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7m?
le Dimanche 04-08-2024
Cette fois Carl se retrouve piégé, emprisonné et il ne peut compter que sur son unité du département V pour le disculper et trouver le traître.
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Noir comme l'orage
Danièle M le Mardi 23-07-2024
Parfois les résumés sont succincts et sibyllin, celui-ci est peut-être trop explicite !
Le protagoniste Max, capitaine opiniâtre de la PJ à la Rochelle est en effet appelé avec son coéquipier Thomas sur une plage pour constater plusieurs morts dans une mise en scène totalement diabolique et sépulcrale. Là, le lecteur touche à la thématique macabre centrale : cadavres morts foudroyés. L'auteur développera alors au travers d'un de ses personnages, Adeline Royer, fille du feu Docteur homonyme, une explication scientifique élaborée, celle des fulgurés. Explication sous-tendue par le photographe spécialiste de la foudre Da Costa.
Ce thème sera amplifié et complexifié par d'autres personnages et d'autres situations : l'amour, un squat, des substances, le pouvoir, la manipulation, l'argent, le mal-être adolescent, les rivalités, la jalousie etc.
Quant au personnage chargé de l'enquête, l'écrivaine en fait un héros obstiné et pertinent certes, comme la plupart des enquêteurs en lui adjoignant toutefois un trait de personnalité singulier que l'amateur de thrillers ne rencontre pas habituellement.
Sonja Delzongle à l'art de déployer à chaque court chapitre un talent étonnant du suspense, du questionnement, de l'hypothèse à la fois dans l'écriture et le déroulé de l'action jusqu'à ... la dernière page. Captivant.
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Norferville
le Samedi 10-08-2024
Très bon polar. Une jeune inspectrice est envoyée à Norferville pour enquêter sur le meurtre d'une jeune femme. Cette ville elle la connaît bien, car c'est là qu'elle a grandi. C'est aussi de là qu'elle est partie après avoir été agressée ce qui ne va pas faciliter l'enquête, vu qu'elle va certainement se retrouver face à ses agresseurs. Comme souvent avec Thilliez c'est mené tambour battant d'un bout à l'autre du livre.
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