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couverture de : La  Maison des silences
Résumé : Célèbre hypnotiseur d'enfants, Pietro Gerber reçoit dans son cabinet un couple inquiet pour son fils. Toutes les nuits, Matis hurle à la mort, affirmant qu'une dame silencieuse et vêtue de noir est la cause de tous ses maux. En enquêtant, Gerber découvre que le garçon est la clé d'un crime irrésolu. Le sort d'une mère de famille inconnue est en jeu.
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Carrisi reprend pour la 4° fois son personnage fétiche « l’endormeur d’enfants », ou plus exactement le minutieux travail de Pietro Gerber, l’hypnotérapeute, ou pédohypnotérapeute, pourrait-on dire. La thématique est attrayante et prometteuse. Si l’environnement de l’officiant ne change pas, son patient Matias, garçon de 9 ans au sommeil chaotique interrompu quotidiennement par des hurlements évoquant un mystérieux cauchemar, appâte nécessairement le lecteur. Ivo et Susana Craveri, les parents, en éducateurs aimants, attentifs, scrupuleux mais néanmoins impuissants à apaiser, ne trouvent d’autre alternative qu’une consultation auprès de l’incontournable P. Gerber. Lequel accepte immédiatement d’investiguer, allant jusqu’à assister à l’endormissement journalier de l’enfant jusqu’au réveil intempestif et à un interrogatoire sur les visions toujours plus précises de l’enfant. Affleure alors une dame silencieuse, une dame à la robe noire, des maisons jaunes ou délabrées voire hantées, la ressource de l‘illustre hypnotiseuse Erica De Roti ayant pratiqué en Zambie, l’ancien maître Zaccaria Archer, mais surtout des vieux démons personnels en la personne de son propre père dont il a pris le relai et dont il occupe le cabinet attenant à la pièce toujours murée où celui-ci officiait. Hallucinations oniriques, esprit labyrinthique d’un enfant qui semble jouer avec les interrogations du soignant, explications savantes d’une profession fascinante, Carrisi amène le lecteur progressivement sur la piste d’un crime irrésolu. Mais depuis La Maison des voix, et La Maison des lumières, peut-être Carrisi jongle-t-il de façon trop redondante avec la crédulité et l’adhésion du lecteur. A force de paranormal et de surnaturel récurrents, l’intrigue ne perd-t-elle pas de son imprévisibilité ?
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