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couverture de : La Vie qui reste
Résumé : Tout commence à Rome, comme dans un vieux film d'Ettore Scola, avec la rencontre improbable de Marisa et Stelvio. Ils tombent amoureux, se marient, ont deux enfants, une famille parfaite. Voilà pour la vie d'avant. Tout bascule un été lorsque leur fille Betta est assassinée sur une plage de Torre Domizia. La vie d'après commence. En filant les portraits de trois femmes, à trois âges différents, Roberta Recchia écrit le roman de la résilience, de la mémoire et de la force de vie. Premier roman.
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L’essentiel de l’entrée en matière du roman, la première partie en particulier, est énoncé dans le résumé ci-dessus. Le récit commence à la manière de "L’ami prodigieuse" de Elena Ferrante, temporellement : 1956, pour se terminer en 1985. Saga familiale élargie qui baigne dans l’atmosphère particulière d’un microcosme où la rumeur, le conformisme social et moral d’une vie de quartier font loi. La ville change, Rome et ses environs et non Naples. Quant aux relations humaines, elles évoquent le couple, la naissance d’enfants, la réussite d’une partie de la famille et le ronron de l’autre, les jalousies, les griefs sur l’éducation, etc. L’élément déclencheur s’inscrit, lui, dans les violences et la mort. Le hasard des rencontres entre Maria, l’éternelle étudiante en design, délaissée par des parents fortunés et indifférents, et Léo, petit gars de quartier populaire, dynamisera la seconde partie. Le livre prendra alors des allures d’enquête policière. Si l’histoire profonde reste sensible, touchante, révoltante souvent et humaine, elle n’en contient pas moins des leitmotive communs de l’écriture actuelle : amour, trahison, addiction, question trans, femmes victimes d’éternelles et odieuses violences, l’enquête biaisée par le silence ou l’ignorance de personnages haut placés. Elle est conduite rondement avec une écriture qui s’adapte aux différents milieux, par exemple, lie facilement l’événementiel, tout en en séparant pédagogiquement la progression. Premier roman, engageant certes mais que certains lecteurs pourraient imaginer plus novateur, plus audacieux relativement à la doxa éditrice actuelle.
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