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couverture de : Je suis né du diable
Résumé : ? **Depuis que j'écris des romans, la question qu'on m'a le plus souvent posée est : mais d'où vous viennent des idées pareilles '** Je réponds parfois : l'inspiration... En réalité, je n'en sais rien. Mais la question revient tellement souvent qu'elle m'a forcé à réfléchir. **Et si quelque chose de singulier était survenu dans mon existence qui puisse expliquer une inspiration aussi violente '** Je me suis tourné vers l'enfance. Si la mienne a été parfaitement heureuse, elle n'a pas été normale. J'ai grandi, sans le savoir, mais en le pressentant, à l'ombre d'une menace, d'une histoire d'épouvante que personne n'a jamais voulu me raconter. Alors, j'ai creusé. Et je n'ai pas été déçu. Figure maléfique, violence exacerbée, persécution mentale : tout Grangé est là. Aucun doute : avec de telles origines, je ne pouvais pas écrire autre chose... **Mais d'où vous viennent des idées pareilles ' Ce livre est la réponse.** ?
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Déroutant, inattendu et peut-être même frustrant. 2 points de vue : - celui de Grangé qui, pressé par ses lecteurs dit-il, à propos de la dureté, de la violence de ses personnages et de ses récits, a cherché une explication. - l’autre, celui du lectorat assidu, habitué à la noirceur jusqu’à l’inconcevable de ses thrillers, qui se trouve quasiment confronté à un aveu de faiblesse. Déconcertant alors, puisque cette face B de l’auteur qui n’effleurait pas forcément l’esprit, provoque un effet de désenchantement, un peu comme une scène de film visionnée et le fait d’assister au lieu et moment du tournage, ou comme un tour de magie totalement expliqué. Grangé, pourtant bardé d’une carapace qui paraissait inexpugnable, n’a-t-il pas voulu tout simplement et au-delà d’un professionnel en psychologie, se retourner sur lui-même et rechercher les causes de situations inhumaines, tragiques, maléfiques qu’il développe si bien ? Pourquoi s’être ainsi mis à nu dans la lumière ? Étrange. Autobiographie basique ? Catharsis ? Ou mise en exergue d’un parcours né et poursuivi par le comportement excessivement cruel et malfaisant d’un père mais compensé par l’amour d’Andrée, la grand-mère, et de Michèle, sa mère, jusqu’à l’aboutissement fructueux à travers une carrière confuse mais couronnée de succès ? Quête instinctive de savoir d’où l’on vient ? Sans psychologiser maladroitement, on peut retenir l’importance de l’amour, de l’attention, de la protection pour un enfant sans lesquels il se perd et ici les femmes sont essentielles. La recherche de motivations dans la musique, le cinéma et la littérature pour enfin exister. Une part de résilience vis-à-vis de l’adversité, même si la clairvoyance sur un père pervers, alcoolique, menaçant et sur l’indifférence des deux grands-pères, se gomment à peine. Grangé continuera-t-il à écrire après cet aveu sensible ? Des thrillers menaçants ? Le lecteur fera-t-il abstraction de cette confession dans l’appréhension de son nouveau récit ?
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