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couverture de : Mettre au monde
Résumé : Mettre au monde, c'est le métier de Jill, sage-femme dans un hôpital de la banlieue parisienne. Ne pas mettre au monde, c'est le sujet de Marguerite, chercheuse à l'université, qui étudie l'histoire des avortements illégaux et prépare un colloque sur la loi Veil. Tandis que Jill enchaîne les gardes de nuit sous tension, danse frénétique et fascinante avec la vie à l'état le plus pur, Marguerite, elle, navigue entre ses amants avec liberté et tombe accidentellement enceinte à 40 ans passés de l'un d'eux, mais lequel ' Dans une langue puissante et charnelle, Cloé Korman nous offre un roman qui s'empare de l'histoire des femmes, entre hier et aujourd'hui, de leurs corps de filles, de mères et d'amantes, des corps joyeux ou malmenés, traversés de mille vies et occupés, aussi, à la donner
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Récit du destin croisé de deux femmes, aux vécus différents. L’une, chercheuse universitaire absorbée par la préparation d’un symposium national très officiel, représenté par la Ministre de la condition féminine en personne, sur la condition éponyme au travers de la Loi Veil et en rappel de la lutte de Gisèle Halimi et de centaines de femmes derrière elle. Marguerite, quarantenaire, s’affiche comme une femme libre, libre dans ses convictions comme dans ses agissements, ses multiples compagnons, sa sexualité décomplexée et goulue. L’autre, Jill, mère de famille célibataire de 2 garçons, Daniel et César, sage-femme à la Courneuve depuis plus de 15 ans, passionnée par sa profession, attentive à chaque parturiente, et à chaque naissance. Responsable et empathique jusqu’à vouloir adopter chaque bébé ! « Confisquée » à ses propres garçons par le temps hospitalier, elle en délègue la garde à sa mère Jeanne, ex-infirmière. Et la vie s’écoule ainsi normalement, de façon routinière, épuisante parfois mais heureuse jusqu’au malaise et l’hospitalisation définitive de sa mère. Si les femmes apparaissent incontestablement sur le devant de la scène, les hommes n’en sont pas absents : Sam, Jérémy, Karim (à l’incarnation différente) et d’autres anonymes, mais Cloé Korman ne leur accorde qu’un rôle insouciant, évanescent, de rencontre, de passage, de pur plaisir non sans laisser de traces d’ailleurs pour nos 3 héroïnes. Et le hasard d’une grossesse irréfléchie et naïve pour Jill, sa totale impréparation, la saturation des maternités toujours moins nombreuses et l’accueil chez les Vérones, « au pays du premier jour » où officie Marguerite, offriront au lecteur la rencontre de ces deux profils avec leurs différences et leur sororité. Ce roman est un hymne à la libération féminine tant sur le plan de la verbalisation que de la revendication comme plaisir charnel de l’acte sexuel par la femme face à la légèreté masculine. Et à raison pour que nos sociétés éminemment patriarcales n’oublient pas, ou au risque de longueurs, l’écriture de ces pages propulse Cloé Korman comme une militante résolue de ce combat.
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