Liste des commentaires
couverture de : L'île du diable
Danièle M le Mardi 25-02-2025
Dernier volume de cette trilogie où l'on retrouve l'inspectrice Sarah Geringën, non seulement en proie à un fort sentiment de culpabilité aussi pesant que véritablement précis mais aussi sortant à peine d'une incarcération pour motifs de complotisme et assassinat sur...le Pape ! Parmi les autres personnages, le visage enfantin de Simon, l'affection de Christopher, journaliste qui a croisé sa vie et qu'elle voudrait éloigner par respect et amour, Stephen son chef, fluctuant dans le comportement, Adrian un stagiaire dévoué et pourtant pervers qui exige de l'accompagner dans son enquête et l'annonce de la mort de son père bienaimé ou plutôt de son assassinat dans des circonstances qu'elle devra démêler et qui justement feront le sel du récit. Un récit à la Beuglet qui nous transportera à travers le temps historique et les conflits de l'ex-URSS, l’Afghanistan, la Roumanie etc., la géographie des forêts obscures de la Norvège aux terres glaciales de la Sibérie, et sa propre histoire familiale, celle de ses parents et particulièrement de son père dont elle persistera à percer le secret en faisant fi de tout risque. Les thèmes abordés dans ce roman vont de sentiments individuels communs comme l'amour, la peur, le doute en passant par la cruauté, la haine, la vengeance ; l'épigénétique, l'environnement sombre et inhospitalier mais également la mémoire collective d'un peuple meurtri, et l'ancrage de l'action sur l'île de Nazino qui vit la déportation en 1933 de 6000 personnes et donc les exactions endurées par les déportés sous des expérimentations plus ou moins scientifiques et médicales. Beuglet n'hésite jamais à pousser son récit jusqu'à l'extrême et même l'improbable, mais c'est aussi son modus operandi habituel pour entraîner le lecteur hors des sentiers battus, et le tenir hors d'haleine du chap. 1 à l'épilogue.
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le Vendredi 01-09-2023
Vraiment très très prenant ! C'est le genre de livre où on se dit encore un chapitre et au lit , mais c'est impossible de le poser avant la fin. C'est la fin de la trilogie, il faut absolument les lire dans l'ordre. On retrouve l'inspectrice Sarah Geringen qui se prépare pour sa sortie de prison. Mais la sortie ne va pas du tout se passer comme prévue. Elle se retrouve devant un cadavre qu'elle connait bien et elle est obligée d'enquêter sur sa propre famille. Mais la vérité n'est pas toujours facile à entendre. Elle se retrouve entraînée dans une histoire effroyable, douloureuse , qui va lui laisser quelques traces !
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couverture de : Complot
Céline J le Samedi 20-05-2023
Retour de l'enquêtrice Sarah Geringen . Elle doit enquêter sur le meurtre d'une femme , retrouvée morte dans d'étranges circonstances . Mais les choses s'emballent , elle doit combattre un ennemi mystérieux qui rode autour d'elle , elle ne peut plus faire confiance à personne et cette enquête va la faire voyager , jusqu'à Rome ou l'impensable va se produire .
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Danièle M le Dimanche 09-05-2021
Thriller qui exploite de nombreuses pistes : - la veine policière des pays nordiques, en l'occurrence la Norvège - la piste politique avec l'assassinat de la Première Ministre - la poussée du féminisme (relent de l'affaire Weinstein) et la sédition des masculinistes - la génétique et plus précisément l'archéogénétique qui anime l'enquête de Byblos au Vatican, autre façon de nous faire voyager - le complotisme tous les ingrédients à la fois anciens et actuels sont réunis, peut-être dans l'excès et l'artificialité, pour tenir en haleine le lecteur convaincu de Beuglet. La densité du livre tient dans la curiosité et le travail de recherche inégalé de l'auteur.
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couverture de : Le consentement
Danièle M le Samedi 13-02-2021
Livre confidence sur la rencontre profondément toxique entre un quinquagénaire, écrivain et une pré-ado. Initiation perverse, malsaine au sexe, aux mensonges sur les sentiments et au harcèlement prolongé. Sur fond, dans un milieu, aisé, d'un père transparent et d'une mère imbue de sa personne et complice. La 1° partie dérange jusqu'au dégoût et révolte et devant le sentiment de possession de G. M. et la soumission consentie parce que naïve de V. Elle aime cet homme donjuanesque, séducteur affecté, présomptueux, offensif, "génie" d'une certaine littérature, substitutif d'un père inexistant . Ephébophile, G.M. exprime librement son vice, protégé et soutenu par une élite de politiques et d'intellectuels faisant de pseudos références à la Grèce antique entre autres, une période où il est interdit d'interdire, où le silence des victimes règne et la législation ne s'applique pas. Le réveil de V. sera profondément destructeur, voire infini puisque actuellement G.M. use encore d'artifices les plus captieux pour prouver son bon droit et se justifier. Les blessures réapparaissant ainsi dans la nouvelle vie plutôt confiante et établie de V. À noter le poids de la douleur. L'audace d'exprimer et la volonté d'être enfin écoutée et de persuader. Véritable déflagration qui entraîne actuellement d'autres confessions livresques et médiatiques sur les violences sexuelles, la pédophilie, l'inceste. Gageons que celles et ceux qui n'ont pas la facilité et l'aura sociale nécessaires, trouvent le courage de dénoncer la pédocriminalité et toute forme de harcèlement et d'agression sexuelle dénoncée.
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couverture de : Ainsi parlait ma mere
Danièle M le Lundi 11-03-2024
Petit texte de 91 pages dont le titre pourrait évoquer celui d'un certain philosophe allemand et le contenu évoqué, celui de la Mère courage d'un certain dramaturge, or il est une ode infiniment lucide et sensible d'un homme à sa mère au crépuscule de sa vie. Issu d'une fratrie de cinq garçons, orpheline de père très jeune, le -je- narrateur, et comment ne serait-il pas l'auteur lui-même pour s'exprimer avec autant de sincérité, se confie sur sa relation à la mère. La famille est d'origine marocaine, expatriée en Belgique, quatre des fils ont une vie indépendante, seul Rachid est resté célibataire, a poursuivi des études supérieures et enseigne les Lettres à l'Université catholique. Lorsqu'il écrit, il a 54 ans, sa mère 93 et tous les souvenirs, parfois résistants et toujours effectifs affleurent. Une mère analphabète, qui s'est usée aux ménages pour que ses fils aient une vie digne et qui demande inlassablement que ce fils qui vit à ses côtés comme une ombre , lui lise Peau de chagrin de Balzac. " Tu me lis mon Balzac" ? Et le questionnement se manifeste: pourquoi, comprend-t-elle, que trouve-telle dans le destin de Raphaël, sa passion pour Foedora, sa relation à l'argent, etc. ???? Les moments cocasses ( maillot de bain p. 70) ou surprenants succèdent à la gêne, à la non acceptation (la chanson populaire, les têtes couronnées) Les moments malaisés aussi avec cette mère qui ne sait pas s'exprimer en français, qui apprend par cœur des formules pour être visible dans certaines situations : devant les professeurs, lors d'un concours ou lors de rencontres même anodines ont provoqué la honte chez lui. Il mesure tardivement combien il n'a pas su voir sa bienveillance, son écoute de l'autre, l'aide apportée. Il n'a jamais imaginé ses rêves, ou tout simplement sa qualité de femme avant d'être mère. Le repentir est sans cesse latent mais il se traduit aussi par une dépendance totale et infiniment délicate (soins, toilette...) à cette mère. Il conclura :" Je ne sais pas si ma mère a été une bonne mère...Je sais juste que c'est la mienne. Et que la plus grande richesse en cette vie est d'avoir pu l'aimer". Émouvant, troublant, humain.
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couverture de : Vindicta
le Dimanche 17-05-2020
Un plan de hold up avec quatre jeunes amateurs . Un jeune homme Olivier d'une société de surveillance muté, mêlé à une série de meurtres implacables et gore, perpétrés par un tueur glacial. C. Sire a l'art de nous plonger dans le questionnement et le doute jusqu'aux derniers mots. Excellent si votre cœur ne décroche pas!
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couverture de : L'oeil du paon
Danièle M le Lundi 18-01-2021
Des allures de conte au début. Adonis et Héra sa fille, vivent sur une île de Croatie. Ils y ont échoué sur le désir de la jeune mère Juliette, mannequin à Paris, citadine convaincue, désireuse d'une autre vie idéalisée. À sa mort prématurée, Adonis n'imagine pas l'éducation de sa fille sur cette terre hostile et isolée. Elle partira à Paris chez sa tante. Les hôtes Agathe et Laurent, indifférents, superficiels dépourvus d'empathie, la considèreront tout au plus comme une jeune fille au pair, sans intérêt. Seule lumière, la présence du petit Hugo, leur fils auquel elle s'attachera et réciproquement. Roman initiatique. Initiation sexuelle et sociale où Héra côtoiera un microcosme superficiel, mondain avec son aréopage de courtisans parasites. Elle rencontrera entre autres Gabriel, l'instituteur d'Hugo, Sacha, Dimitri, Ulrich, M Quentin l'opticien mystérieux et Georges Klein, le collectionneur galeriste malvoyant. Réminiscence du récit mythologique grec d'Héra et de son animal favori le paon ? Seuls les prénoms et la présence de paon sur l'île l'évoquent. Roman dont on peut tirer plusieurs fils sans vraiment savoir où ils nous conduisent. Récit inégal, imprévisible jusqu'au drame final inattendu. Lilia Hassaine semble céder aux thèmes actuels (fidélité fugitive, libération sexuelle de la femme, homosexualité, pédophilie) dont nous abreuvent les médias, peut-être parce qu'elle appartient à ce monde? Comme des échos de "Une chanson douce" de L. Slimani. Et si l'on pense qu'elle a été honoré du Prix Goncourt en 2016, Lilia Hassaine ne peut que rêver!
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couverture de : Les choses humaines (  prix Goncourt des lycéens 2019 )
Hélène L le Vendredi 08-10-2021
Tous les sujets passés et actuels sont passés au crible : le pouvoir masculin, le féminisme, le jeunisme, la vieillesse, les médias, la politique, les réseaux sociaux, la religion, la mécanique des tribunaux ... Le tout intégrant des faits réels. Effectivement le livre de K. Tuil est très bien documenté.
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Danièle M le Mercredi 03-02-2021
Texte puissant, incisif, impitoyable à l'image de l'écriture de K. Tuil. Notre société y est disséquée à travers le pouvoir masculin essentiellement, dans le milieu médiatique, qu'elle semble bien connaître, l'importance du statut social quelle que soit la méthode pour y accéder, l'argent qui en découle, la courtisanerie ambiante, le jeunisme impératif, l'hypocrisie et enfin la fragilité d'un cercle humain basé avant tout sur le paraître. Cette comédie humaine basculera avec le procès d'Alexandre le fils de l'intouchable et inoxydable Jean! Les mouvements féministes y participeront, le poids des réseaux sociaux, de la religion également. Le livre souffre d'un procès qui s'éternise dans la redondance, peut-être pour insister sur la gravité des faits ou ménager le suspense. La fin confirme la superficialité de ce milieu gentrifié . Travail documenté. Vision caustique des "choses humaines"!
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couverture de : Les oubliés du dimanche
le Samedi 20-02-2021
Très beau livre qui nous parle de la relation entre les jeunes et les moins jeunes . C'est émouvant, touchant souvent drôle avec un peu de nostalgie et de tristesse. A force d'écouter les histoires des autres Justine cherche à connaître un peu plus la sienne. Mais est-ce que toutes les vérités sont bonnes à dire ? Doit-on vraiment tout savoir sur notre famille ? Parfois la vérité peut être pire que les silences et les non dit .
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couverture de : Le premier jour du reste de ma vie
le Jeudi 23-07-2020
Un petit livre à lire sans modération . On rit de tout , de tout le monde ( on s'y retrouve aussi un peut ) et on se dit que finalement il faut profiter de tous ses petits instants de bonheur que la vie nous apporte .
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couverture de : Tout le bleu du ciel
Danièle M le Vendredi 15-01-2021
Rencontre totalement improbable de deux jeunes gens parfois lunaires, fragilisés par la vie,entre autres. Emile atteint, précocement, d'une maladie dégénérative et Joanne mystérieuse, profondément meurtrie qui puisera en elle la force d'assumer son destin. Leur rencontre se construira dans un road movie depuis les Pyrénées jusqu'à la grande bleue, à la rencontre de paysages fascinants, sereins, au travers de rencontres humaines exceptionnelles. L'émotion, le côté enfantin de l'innocence, le courage pour affronter certains événements, la compassion sincère jusqu'à la cruauté, le récit conjugue dans ces deux vies simples mais lourdement cabossées, toute cette complexité humaine. Surréaliste parfois, poignant souvent, sans véritable fenêtre. Une réserve concernant l'écriture. Le texte gagnerait encore en intensité en réduisant les dialogues et le journal ou les lettres d'Emile , souvent redondants.
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le Lundi 12-10-2020
Un livre génial . On ne pleurniche pas sur ce jeune qui est malade. On part avec lui et son amie vivre leurs aventures . On rit, on se balade avec eux dans tous ces petits villages, on se repose aussi aux bords des rivières. Même en sachant ce qui va se passer à la fin on le lit avec plaisir jusqu'au bout. C'est bourré d'humour, d'amour et d'émotion .
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