Liste des commentaires
couverture de : Le sourire du scorpion
le Mercredi 23-03-2022
Un roman plein de suspens porté par une très belle écriture. un Nature Writing à la française, les descriptions de la nature sauvage sont magnifiques.
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couverture de : Le passager sans visage
le Jeudi 06-04-2023
C'est la suite du livre "Le dernier message". Grace se retrouve au cœur d'une enquête où elle va devoir affronter la vérité sur les terribles secrets de son passé. Ces effroyables découvertes risquent de l'anéantir, mais elle doit continuer coûte que coûte son enquête pour arriver jusqu'au Passager .
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couverture de : Les bâtardes
Danièle M le Mercredi 15-12-2021
Huit nouvelles écrites par Arelis Ube, pour évoquer dans une évolution lente et dogmatique de la société chilienne, le sort de jeunes femmes confrontées au quotidien, à l'amour, la déception, la crainte du jugement et de la médisance. Pinochet a pendant 17 ans formaté drastiquement et tragiquement le Chili. Chacun observe et est observé et ces deux cousines, entre autres, issues de quartiers défavorisés vont oser exprimer dans un pays moralement cadenassé, leurs premières rencontres, les émois amoureux du même sexe, les premiers contacts avec un environnement ébranlé par les nouvelles technologies, les joints, l'alcool, bref les interdits. On y sent la difficulté à exister et la révolte maladroite souvent, à l'état brut. La liberté pour vivre sa féminité sera un long combat. Le titre du livre est provocateur, ce combat qui commence l'est aussi et ne se gagnera qu'avec l'opiniâtreté de ces quiltras.
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couverture de : Joueuse
Hélène L le Dimanche 21-11-2021
Pour celles et ceux qui ont aimé Mamie Luger. Moins déjanté ni truculent mais on passe un bon moment.
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couverture de : L'enfant réparé
Danièle M le Lundi 16-05-2022
Suite inévitable pour Grégoire Delacourt du livre précédent "Mon père". Malgré une profession lucrative et enviée, l'écriture de romans moins ciblés, une vie familiale substantielle et une longue période d'analyse, l'enfance violentée réémerge obsessionnellement. Tout réaffleure : le Valium, le Mogadon, la dureté assumée du père, la froideur impartiale ou neutre de la mère, le pensionnat éducateur. La peau et le toucher sont toujours en éveil, même dans les rapports amoureux avec ses compagnes. Les odeurs d'éthylène, de cigarette mentholée, d'un appartement clos ou la vue de certains objets familiers sont autant de madeleines pour lui. Tout comme la perception de son propre corps : "Mon corps m'empoisonna pendant cinquante ans" p.68 . La vitesse, l'alcool, l'éloignement, l'isolement et surtout l'écriture pour mieux disséquer et fixer ce passé : baumes ou placebos à cette douleur abyssale? Les pages consacrées à la fin de vie de la mère et du père sont impitoyables. Le poids de leur déni est plus fort. Et pourtant l'amour y côtoie l'aversion . "Le pardon est une fiction", écrit-il p. 227. L'auteur semble oublier ou du moins estomper la culpabilité du prêtre, par qui ce déchirement s'est incrusté à jamais pour mieux accuser ses parents qui ne l'ont pas sauvé. A-t-il seulement été un père parfait lui-même? Se rachète-t-il dans ses jugements inflexibles en concluant : "Tu vois, mon livre parle de toi. Mon livre est toi. Il est l'amour d'une mère" p. 229 Écriture au cordeau, phrases courtes, sonnantes, rigidité du vocabulaire, récit bref et pourtant tellement expansif et bouleversant.
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couverture de : La mélancolie du kangourou
le Mardi 19-04-2022
Comment vivre la joie et le bonheur de devenir père quand on perd en même temps l'amour de sa vie ? C'est ce que ce père complètement désespéré avec un nouveau né dont il ne veut même pas s'occuper va devoir faire. Au moment ou est née cette petite fille, sa femme meurt peut-on changer une vie contre une autre ? Comment combler ce vide et accepter l'inacceptable ? Le sourire des fées et la suite de cette aventure .
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couverture de : Blizzard
Hélène L le Mardi 02-11-2021
Dans ce huit clos en pleine nature, véritable course contre la montre, chaque personnage affronte sa vérité et les drames enfouis du passé. Un livre plein d'humanité et de découverte de sentiments.
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couverture de : La vie a parfois un goût de ristretto
Danièle M le Jeudi 30-12-2021
Roman où tout ou presque est convenu. La protagoniste en mal de cœur, laissée par Laurent, défie le sort et elle-même en retournant à Venise sur des traces alors heureuses. Des rencontres fortuites, particulièrement celle avec Angelo, la conforteront dans un ego sorti abîmé. La déambulation dans les "calli", "sestieri", monuments sera prétexte à nous faire découvrir la ville, superficiellement seulement puisque le but est avant tout de revivre certains moments de nostalgie comme une thérapie pour retrouver l'estime de soi. Plusieurs "ristretti" ne seraient-ils pas nécessaires pour stimuler l'imaginaire du lecteur et animer la Sérénissime?
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couverture de : Et que ne durent que les moments doux
Hélène L le Mardi 14-09-2021
le titre fait référence à Bashung dans Osez osez Joséphine mais peut-être l'avait il lui même emprunté à quelqu'un d'autre ??
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couverture de : Van Gogh, fragments d'une vie en peinture
Danièle M le Mercredi 14-07-2021
BD ou beau livre? Errances douloureuses et insatisfaites du jeune Van Gogh depuis ses 20 ans à Londres jusqu'à sa mort à Auvert-sur-Oise ou sombre exercice de style ? Daniel Zezelj dans un imposant procédé personnel qui touche plus à une envolée du pinceau qu'au sage trait de crayon évoque dans les 15 parties de son travail et souvent suggère au lecteur, les tourments , les interrogations, les doutes du jeune peintre néerlandais. Chacune ou presque est ponctuée par une de ses lettres à Théo principalement, à sa mère, sa sœur. On perçoit alors l'épreuve de l'éloignement, du manque d'un ami, d'une épaule sur laquelle s'appuyer pour cet être sans cesse à fleur de peau. Le néant n'est jamais bien loin. Un paysage minier, un moulin, un champs, une chambre, ou un chien, un oiseau, un escargot symbolisent l'environnement qui inspira le peintre. Seuls la silhouette imprécise, le profil affilé du visage, un chapeau de paille et surtout une main nous rappellent l’artiste. Aucun phylactère, aucune didascalie, aucune bulle seul le dessin souvent éclaté, éclaire voire percute le lecteur. Un lecteur plutôt averti . La noirceur du livre, digne de Soulages, l'éloigne totalement de la vive palette des œuvres les plus connues de Van Gogh pour conduire son regard et sa réflexion sur le destin chaotique et tourmenté du peintre maudit.
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